
[INTRO — Parlé, voix grave] La dette explose, les comptes sont dans le rouge, En haut ça fait des discours, en bas c’est nous qui bouge. On nous parle du FMI, de sauver la nation, Mais qui va payer l’addition ? Toujours les mêmes… Écoute bien. [COUPLET 1 — LA FACTURE] Des milliards de dettes, des années de promesses, Des budgets dans le vide, des citoyens en détresse. Ils ont tenu les commandes, ils ont voté les dépenses, Et maintenant c’est au peuple qu’on demande la pénitence. Le FMI pourrait débarquer si tout part en vrille, Avec des conditions qui pèseraient sur nos familles. Mais attention, c’est pas encore une réalité, C’est le scénario noir d’un pays étranglé. On parlerait d’austérité, de sacrifices nécessaires, Mais regarde bien qui trinque quand on serre la ceinture budgétaire. La TVA qui grimpe, les prestations qui gèlent, Le portefeuille se vide pendant qu’les factures s’empilent. [REFRAIN — PUISSANT] C’est encore le peuple qui paie la casse ! Les petits salaires, les oubliés de la classe ! En haut les beaux discours, en bas la grimace, Toujours les mêmes qui tombent quand le système se fracasse ! C’est encore le peuple qui paie la casse ! Ceux qui comptent leurs euros pendant qu’les années passent ! On nous demande des efforts, de rester à notre place, Mais qui rendra des comptes quand viendra la débâcle ? [COUPLET 2 — DU PALAIS À L’USINE] À l’Élysée, on pourrait réduire les dépenses, Mais ça remplit pas les frigos de ceux qui perdent confiance. Les ministres, les députés, les sénateurs aussi, Pourraient voir leurs budgets fondre, mais rien n’est garanti. Les hauts fonctionnaires auraient peut-être moins de primes, Pendant qu’en bas, chaque euro devient une question de survie. Catégorie C, l’agent qui nettoie les couloirs, Salaire gelé, loyer qui monte, et toujours le même espoir. L’infirmière à bout, le prof qui tient sa classe, Le retraité qui calcule ce qui reste à la fin du mois. L’ouvrier, le chômeur, l’artisan qui se bat, Si l’économie s’écroule, ils prennent les premiers coups, là. Le FMI n’est pas un roi, il ne gouverne pas la France, Il prête sous conditions, l’État garde ses instances. Mais quand les coupes arrivent et qu’on parle d’économies, C’est souvent les plus fragiles qui redoutent le prix. [REFRAIN] C’est encore le peuple qui paie la casse ! Les petits salaires, les oubliés de la classe ! En haut les beaux discours, en bas la grimace, Toujours les mêmes qui tombent quand le système se fracasse ! C’est encore le peuple qui paie la casse ! Ceux qui comptent leurs euros pendant qu’les années passent ! On nous demande des efforts, de rester à notre place, Mais qui rendra des comptes quand viendra la débâcle ? [COUPLET 3 — DEUX POIDS, DEUX MESURES] Un ministre perd une prime, un pauvre perd son chauffage, Même mot : sacrifice, mais pas le même naufrage. Un député réduit ses frais, une mère réduit ses repas, Tu peux appeler ça l’effort, moi j’appelle ça deux poids. Un grand patron a des réserves, un précaire a des dettes, Quand la tempête se déchaîne, c’est pas la même défaite. Les petites retraites gelées, les services amputés, Moins de bras dans les hôpitaux, moins d’avenir à espérer. On nous dit : « Faut sauver la France, faut réparer les finances », Mais sauver un pays, c’est aussi protéger son enfance. Car un budget équilibré sur le dos des oubliés, C’est une victoire sur le papier, pas dans la réalité. Et si demain le FMI venait poser ses conditions, Faudrait regarder de près chaque ligne, chaque décision. Qui garde ses avantages ? Qui abandonne ses droits ? Qui choisit les sacrifices ? Et qui n’a même pas le choix ? [PONT — VOIX POSÉE] Ce n’est pas une fatalité, Ce n’est pas encore décidé. Mais quand viendra l’heure de compter, Faudra pas oublier… Celui qui soigne, celui qui livre, Celle qui nettoie pour pouvoir vivre. Celui qui travaille et n’y arrive pas, Celle qui élève ses enfants avec trois fois rien, déjà. [DERNIER REFRAIN — EXPLOSIF] C’est encore le peuple qui paie la casse ! Les poches sont vides, les promesses s’effacent ! Des palais jusqu’aux cités, y a pas les mêmes impasses, Quand l’État perd l’équilibre, c’est le petit qui ramasse ! C’est encore le peuple qui paie la casse ! Mais la justice sociale, elle, ne doit pas perdre sa place ! On veut des comptes, des preuves, pas des phrases, Et des efforts partagés quand vient l’heure de la casse ! [OUTRO — PARLÉ] Le FMI n’est pas encore à nos portes. Mais la dette, elle, est bien là. Et si demain faut payer la facture… Que ceux qui ont le moins Ne soient pas ceux qui perdent tout. Parce qu’un pays, c’est pas seulement des chiffres. C’est des gens. Des vies. Des familles.
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